vendredi 7 septembre 2018

Mon accouchement en plateau technique, et l'après.

À quoi peut-on s’attendre lorsque l’on choisit d’accoucher en plateau technique ? Pour mon deuxième accouchement, j’étais accompagnée par ma sage-femme, dans une clinique privée. Je vais vous raconter cette aventure, en espérant que mon expérience vous sera utile ; on ne trouve en effet pas beaucoup de récits d’accouchement en plateau technique sur internet. Or il est toujours utile de confronter nos attentes à la réalité. 

Mon accouchement en plateau technique, et l'après.


L’accouchement en plateau technique, c’est la promesse d’une salle d’accouchement naturel, d’un meilleur respect de la femme, et d'un retour rapide à la maison. À en croire les sites de diverses maternités proposant cette approche, “comme à domicile, mais avec la sécurité de l’hôpital”. Qu’en est-il ? 

Tout d’abord, il faut savoir que mon premier accouchement ne s’est pas déroulé tout à fait paisiblement, car la délivrance - l’expulsion du placenta - n’a pas pu se faire, ce qui a causé une hémorragie. Alors que l’accouchement en lui-même s’est bien passé, les suites ont été plus difficiles : j’ai été transportée d’urgence à l’hôpital, restant ensuite cinq jours entre ses murs à subir diverses remarques déplacées de la part des infirmières, médecins et pédiatres. J’ai dû être transfusée, surveillée, en clair, cet épisode s’est inscrit dans la case « antécédents importants ». Un antécédent qui, je le savais, me rendrait difficile la mise en place d’un projet d’accouchement à domicile pour une seconde naissance. 

       Accoucher dans une maternité pour mon deuxième enfant n’était, bien sûr, pas mon premier choix, non pas par crainte de la médicalisation de mon accouchement mais parce que je ne souhaitais pas me retrouver plusieurs jours « coincée » à l’hôpital. Je reviendrai sur ce point un peu plus loin puisque ce fut le cas malgré tout.

Pendant toute ma grossesse, j’ai été suivie par une sage-femme habituée des accouchements à domicile. Une femme compréhensive et douce, en qui j’ai pu avoir totalement confiance ! Nous avons convenu ensemble d’un accompagnement en plateau technique, en salle d’accouchement physiologique, afin de minimiser les risques ; j’habite à la campagne, le premier hôpital est loin, il fallait donc - pour cette fois-ci - faire un choix raisonnable ET confortable que ce soit pour moi, pour l’aîné ou pour mon mari. 
J’ai eu une grossesse en tout point paisible et sans problème. Je savais, dès le départ, que mon second accouchement se déroulerait encore plus rapidement que le premier ; et que ce serait également un gros bébé ! 

     Et il en fut ainsi ; après une séance d’acupuncture et un décollement de membrane, après avoir demandé l’assistance de Frigg, Freyja, Eir et Sága, je me suis endormie après une soirée de contractions douloureuses mais irrégulières. Je ne voulais pas accoucher au milieu de la nuit, et il faut croire que j’ai été exhaucée de la meilleure des manières. Réveillée au lever du jour, soit un peu avant 7h, les contractions ont repris, tout de suite régulières et douloureuses. Quoique tout à fait supportables ; le cours de préparation à l’accouchement sur la respiration m’ayant bien aidée, j’avais une meilleure conscience de moi-même, de mon corps, et une meilleure gestion de la douleur que la première fois. J’ai perdu le bouchon muqueux et j’ai su instantanément que le travail avait commencé. 
C’est mon mari qui a appelé la sage-femme - je ne pouvais pas parler pendant les contractions - et nous sommes partis directement, en famille, tous ensemble, en suivant sa voiture. Une petite heure de route plus tard, ponctuée de contractions mais aussi, et surtout, de vues d’un beau paysage auvergnat baigné de la lumière du soleil se levant, nous sommes arrivés à destination, et j’ai pu m’installer confortablement dans la salle nature. La sage-femme m’a laissée avec mon mari qui faisait le monitoring, l’aîné n’étant pas très loin, gardé par sa grand-maman.

L'installation qui a rendu mon accouchement super confortable !
     J’étais installée sur ce petit siège creux, suspendue en même temps à un tissu confortable - "un peu comme du tissu d’écharpe de portage", ai-je pensé sur l'instant. Au final, je n’ai pas bougé de cette place, n’en ayant ni l’envie ni le temps car le travail s’accélérait. La poche des eaux s’est rompue ; celles qui ont déjà donné naissance savent que c’est à ce moment-là que cela devient très, très douloureux à chaque contraction ! Et très honnêtement, dans cette position, c’était assez insoutenable !
Cependant, la douleur n’a pas duré bien longtemps. La première contraction difficile fut celle, donc, de la rupture de la poche des eaux. À la seconde, je sentais mon bébé descendre. À la troisième, sa petite tête était sortie ; et à la quatrième, avec l’aide de ma sage-femme pour dégager ses épaules, cette petite merveille venait au monde, la chevelure toute fine et blonde. J’ignore combien de temps ces poussées ont duré en tout et pour tout ; dix minutes, tout au plus ; peut-être même moins que cela. Ce que je savais en revanche c’était que depuis mon réveil, il ne s’était écoulé que trois heures.

La salle était un endroit paisible, pas de brouhaha, pas d’étriers ; mais à la place, la lumière matinale, une baignoire, un ballon, un grand lit. Et cette petite chaise avec un tissu suspendu, qui a grandement aidé à ce que mon accouchement soit si rapide. La douleur était très vive, cette position ne permettant pas de vraiment se reposer entre les contractions, mais tout s’est passé si vite ! 
Si, comme moi, vous êtes tentée d’acheter ce matériel, sachez que ce système porte en fait un nom : la chaise d’accouchement (ou le tabouret d’accouchement), quant à la simili écharpe de portage, il s’agit d’une “liane de suspension” ou “liane d’étirement”. 
J’en ai trouvé par exemple ici, fait main en bois à 189$ (coussin inclus) : Wood Birthing Stool

Je pense que l’on peut se procurer le tabouret assez facilement, ou même en fabriquer un. C’est la suspension qui est plus compliquée à dénicher... Cependant, une très longue écharpe de portage nouée sur une bonne barre de traction me semble une option tout à fait satisfaisante ! Et en fait, il s’agit réellement de tissu d’écharpe ; on dirait même que cela vient de chez Didymos

Le tabouret d'accouchement : une méthode traditionnelle
Cette position d’accouchement m’a vraiment aidée. Être bien installée est un privilège, et cette méthode « de la chaise » ne date d’ailleurs pas d’hier ; on la retrouve sur des gravures, des statues, des bas-reliefs... C’est une posture physiologique qui non seulement offre du confort, mais qui permet en plus d’utiliser la gravité à son avantage. Le fait d’avoir, en plus, une suspension m’a permis de me concentrer sur la descente de mon bébé.

Revenons-en à mon accouchement, donc.

      La délivrance s’est faite, sans encombre. J’ai même pu garder, cette fois-ci, le placenta. Quel soulagement... Le peu d’angoisse qui me restait s’est envolé à cet instant et je n’attendais qu’une chose, les six heures suivantes, afin de pouvoir rentrer chez moi. Mon aîné a découvert ce bébé qu’il voyait grandir dans mon ventre depuis de longs mois, et n’a de cesse depuis de lui faire des bisous !

J’aimerais que le récit s’arrête là, mais rappelons que nous nous trouvons alors dans un hôpital ; les ennuis ont commencé avec le pédiatre (encore un spécialiste bienveillant) qui vint m’annoncer que tout de même, il serait plus prudent de rester trois jours au minimum, par sécurité. Après une négociation la plus courtoise possible, j’obtins de pouvoir sortir le lendemain. À ce moment-là, je me sentais déjà prise au piège - et ma sage-femme, malheureusement, n’avait plus son mot à dire et ne pouvait donc plus m’aider.
La première nuit fut assez épuisante, c’était la première fois que je me retrouvais « seule » sans mon mari et mon aîné ; heureusement que cette petite merveille était là, m’apportant du réconfort par sa présence et par le retour de l’allaitement. Elle s’est endormie sur moi, et le lit étant dénué de barreaux, je n’ai pas pu dormir, ne pouvant m'assurer de bien tenir mon enfant. Je ne me sentais pas en sécurité.
Le deuxième jour, j’ai dû affronter de nouveau le pédiatre qui ma prétendu cette fois que si je ne restais pas une seconde nuit, mon bébé risquerait mille et une infections, un ictère nucléaire, et sans doute quelques savantes maladies disparues - j’avais arrêté d’écouter à ce moment-là. Bref, il fallait faire des examens ; j’ai attendu lesdits examens jusqu’au soir, puis toute la nuit, avant que cela finisse par être enfin fait à 4h du matin (!) heureusement j’avais entre temps demandé un lit avec des barrières et avais arrangé un espace plus confortable pour me reposer avec mon bébé entre deux valses d’infirmières et d’auxiliaires de nuit. 

C’est le problème de l’accouchement en plateau technique. On reste dans les murs de l’hôpital. Je ne m’étais absolument pas préparée à cela et je l’ai vécu comme une prise d’otage. De nouveau on a tenté de me faire culpabiliser, de me faire peur.

Le pédiatre, devenu carrément passif-agressif, m’a dit que je pouvais « rentrer chez moi, c’est bon, il faudrait me garder encore mais si je voulais prendre des risques ça me regardait ». Ben voyons. C’est dire à quel point la situation était effectivement urgente... Mensonge.

J’ai pu enfin rentrer chez moi. Tout va bien, mon bébé se porte à merveille, le pédiatre n’a pas réussi à ébranler ma confiance et mes convictions. Heureusement ! Entre la nourriture d’hôpital et l’épuisement après deux nuits blanches, j’aurais pu me contenter de dire « oui oui » ; j’ai su que ses propos étaient incohérents quand ce cher monsieur m’a collé dans le berceau une dizaine de bouteilles de lait artificiel en me disant avec un ton de parasite que mon lait ne suffirait pas pour nourrir un enfant de ce gabarit et que « si les femmes complémentent depuis des générations c’est qu’il y a une raison ». La. Blague.

Qu’est-ce que j’ai retenu de tout cela ?

     La salle physio, c’est génial. Vraiment. En tout cas, j’étais bien heureuse d’y être, je ne m’y sentais pas du tout oppressée, et j’avais à ma disposition des installations confortables dont je ne dispose pas chez moi (même si, vraiment, je pense investir dans le petit siège creux). Ma sage-femme a été géniale du début à la fin et je me sentais en confiance. J'ai presque oublié que je me trouvais dans une maternité.
Mais l’après ? Comment gâcher les premiers instants d’une mère avec son enfant, ces premiers instants qui devraient pouvoir se faire dans le calme, avec des paroles rassurantes... 

Je ne pourrais pas recommander ce mode d’accouchement à quelqu’un souhaitant accoucher de façon naturelle. Parce que l’après représente tout ce que l’on veut éviter. Malgré tout, je sais que cela devait se faire ainsi, pour moi ; parce que mon antécédent d’hémorragie me donnait le statut de « personne à risque ». À présent je sais que tout se passera bien. J’ai fait confiance à mon corps et je me sens capable de tout ! 

Le positif :

        La salle très bien équipée 
        Le calme, la sérénité et la liberté de mouvement 
        Pas de point de suture indésirable fait sans me demander mon avis
        C’est votre sage-femme, extérieure à l’hôpital, qui s’occupe de vous
        Le placenta n’est pas traité comme un déchet

Le négatif :

        L’hôpital : pressions, agressivité du personnel, « nourriture » inadaptée 
        La nécessité de faire un trajet en voiture : heureusement que j’ai appelé dès mon réveil !
        La sage-femme n’a plus son mot à dire une fois l’accouchement passé
        L’inconfort de ne pas être chez soi
        L’aîné ne peut pas assister à l’accouchement même s’il veut voir

Comment faire alors, la prochaine fois ? Si je n’ai pas la possibilité de prévoir un accouchement à domicile ? C’est la question que je me pose. Une maison de naissance, quitte à voyager... Mais la meilleure solution serait de pouvoir accoucher chez moi. Au calme, avec ceux qui me sont chers.

Bien sûr, je ne retiens que le positif à présent ; mais j’aurais aimé être encore mieux préparée pour faire face aux inepties que j’ai pu entendre ; « vous êtes sûre que vous avez assez de lait ? » et autres « il n’a pas de tétine votre bébé pour la nuit ? »... Si vous souhaitez un accouchement physiologique en plateau technique, attendez-vous à cette éventualité et ne baissez pas les bras.

Enfin, à côté du bonheur d'être mère, c'est bien peu de choses.


Ce n’était après tout qu’un léger contre temps avant de pouvoir profiter pleinement de notre nouvelle vie tous ensemble. 

Et vous, avez-vous fait l'expérience d'un accouchement en salle nature à l'hôpital ?

mardi 24 avril 2018

L'hémorragie de la délivrance : parlons-en.

L'hémorragie de la délivrance est un sujet qui est bien peu (voire pas du tout) abordé par les sages-femmes ou les médecins. J'ai eu très peu d'informations à ce sujet, et peu de personnes pour répondre à mes questions. Or, j'ai vécu cela et j'aurais beaucoup aimé que quelqu'un soit là pour m'en parler... Alors voici mon témoignage.

  J'ai accouché à la maison (voir mon témoignage en vidéo) et, malheureusement, j'ai fait une hémorragie du post-partum ; un fragment du placenta était resté accroché et la délivrance (moment où le placenta est expulsé) n'a pas pu se faire, c'est ce que l'on appelle la rétention placentaire*. C'est l'une des causes possibles de l'hémorragie, l'autre cause étant l'atonie utérine. Les contractions ont donc continué, accompagnées de saignements abondants : c'est ce que l'on appelle l'hémorragie de la délivrance.
Comme le placenta n'était toujours pas sorti, et qu'aucune des deux sages-femmes que j'avais consulté pour un accouchement à domicile n'était venue, j'ai dû aller d'urgence à l'hôpital, où le placenta a été expulsé et où une sage femme a retiré le morceau restant.

Tout s'est très vite enchaîné ensuite, car j'ai dû être transfusée, et mon mari a entendu plein de discours culpabilisants... Et là : rien. On m'a dit que j'avais fait une hémorragie de la délivrance et que j'avais perdu beaucoup de sang, mon mari a même entendu un "un peu plus et elle était stérile" cinglant... Mais aucune réponse n'a été donnée à nos questions. Face à ce manque cruel d'informations, je me suis renseignée par moi-même pour connaître les causes et les conséquences.

Quelles peuvent être les causes de l'hémorragie du post partum ?

Un accouchement très long ou au contraire se passant très vite, un bébé très gros, une fin de grossesse agitée, une carence en fer, des facteurs psychologiques... Les raisons sont en fait assez floues, il n'y a pas vraiment de profil type.

L'hémorragie de la délivrance rend t-elle stérile ?

Alors non, l'hémorragie de la délivrance ne rend pas stérile, je vous rassure immédiatement. J'ai lu depuis de très nombreuses histoires de maman ayant eu de nouveau des enfants après une hémorragie du post partum. J'ai eu l'occasion de discuter avec une maman qui avait fait une hémorragie lors de son premier accouchement, et à qui ce n'est jamais arrivé de nouveau par la suite. La personne ayant fait cette remarque à l'hôpital faisait référence à l'hystérectomie qu'exigent certains médecins à la suite d"une hémorragie, dans certains cas... Et que bien heureusement je n'ai pas subie. Je ne peux pas vous en dire davantage sur le sujet car il y a malheureusement très peu de références et d'informations. La femme étant toujours honteusement infantilisée à l'hôpital, c'est apparemment assez courant d'entendre ce genre de propos...

Comment se sont passées les suites de couche ?

Le retour de couche a été très long, un peu plus de 13 mois ; en même temps, j'allaite toujours, et le retour de couches est toujours plus long avec l'allaitement. Pour ma part, il a fallu deux - trois cycles menstruels complets avant que les règles ne redeviennent comme avant ma grossesse.
       Et la pratique du flux instinctif ? Difficile (très difficile même) à remettre en place, il m'aura fallu plusieurs mois pour réhabituer pleinement mon corps. La difficulté ne résidait pas seulement dans le contrôle, mais aussi et surtout dans le manque d'énergie. Je n'avais pas la concentration nécessaire, et la mise en place a donc pris plus de temps.

Comment compenser les carences après une hémorragie ?

Pour ma part, j'ai refusé le traditionnel tardiféron au profit d'un complément plus naturel et compatible avec l'allaitement, le Floradix Fer & Plantes, qui existe en comprimés ou sous forme liquide (plus puissant et efficace). Comme j'ai été transfusée, j'ai eu des contrôles réguliers par la suite. Pour information, le Floradix peut aussi être pris lorsque l'on est enceinte.
Par ailleurs, la chute de cheveux post-partum a été telle qu'après presque huit mois de diverses chutes de cheveux importantes arrivant par vagues, j'ai dû couper 20 centimètres en août de l'année dernière pour retrouver de belles pointes ! Là aussi, j'ai fait une dernière cure d'un mois de Floradix, et plus aucune chute de cheveux ne s'est déclenchée par la suite. 

Quels sont les risques pour les prochains accouchements ?

Le fait d'avoir eu une hémorragie de la délivrance ne veut pas dire que cela va arriver systématiquement. Les accouchements suivants peuvent très bien se passer sans aucun problème. Chaque grossesse est différente et chaque accouchement également. Cela dit, par précaution, les sages-femmes considéreront que le risque est plus élevé chez vous si cela vous est déjà arrivé. Les grossesses suivantes seront un peu plus surveillées !

Hémorragie de la délivrance :
Le facteur psychologique.

    Voilà quelque chose qui n'est absolument pas abordé sur le net, et très peu par les sages-femmes. Le facteur psychologique a toute son importance dans le déclenchement d'une hémorragie du post partum.
Il convient de se poser plusieurs questions :
- A t-on subi des pressions de la part de l'extérieur, de l'entourage ? Notamment lorsque l'on a exprimé le désir d'accoucher chez soi - ce qui est la norme dans les pays scandinaves mais pas chez nous...
- S'est-on trouvé dans des situations très stressantes, en mouvement perpétuel, y a t-il eu des facteurs d'angoisse ?
- Lors de l'accouchement en lui-même, a t-on subi des pressions (plus courant lorsque l'on se trouve à l'hôpital)..?

Autant de questions auxquelles vous êtes la seule à pouvoir connaître la réponse, encore une fois. Tout cela reste de l'ordre de la supposition, de la suggestion ; mais quand on sait à quel point le psychique peut impacter le physique, ce n'est certainement pas quelque chose à prendre à la légère.
Je ne saurais que trop vous recommander de prendre vos distances, voire de couper carrément les ponts, avec un entourage malveillant et surtout lors d'une grossesse.
L'hormone du stress, le cortisol, peut en effet avoir des effets néfastes chez la mère mais aussi chez l'enfant qu'elle porte. Pourrait-elle être une des causes de l'hémorragie ? Personne n'a su clairement me répondre, mais s'il est évident que le stress augmente les risques, on peut se poser la question. Il est donc essentiel d'essayer de se couper totalement des relations empoisonnantes auxquelles on peut faire face. Avoir, en parallèle, des personnes près de vous pour vous défendre face aux remarques culpabilisantes et déplacées que peut faire l'entourage est aussi très important.

J'espère que ce témoignage vous sera utile.
N'hésitez pas à témoigner vous aussi par commentaire si vous avez vécu une hémorragie de la délivrance.

lundi 18 décembre 2017

Déballage, Haul : colis Ecco Verde (cosmétique naturelle)

Cela faisait un moment que je ne vous avais pas parlé de cosmétique naturelle. Et pour cause, je ne commande que très rarement car les produits que j’utilise durent très longtemps grâce à ma routine capillaire actuelle (et l’espacement des shampoings). Il faut dire aussi que parler souvent de cosmétique m’ennuie - c’est pourquoi je n’en ferai pas une habitude sur ce blog. La rareté fera le plaisir pour ce genre d’article ! 


J’ai donc commandé une crème visage, un gel d’aloé vera, deux shampoings et un après-shampoing ; je voulais tester le Desert Essence à la mangue, mais devant la difficulté de me le procurer sur un site Européen, j’ai renoncé pour l’instant et ai préféré me tourner vers une marque italienne que je n’avais jamais testée, Officina Naturae.

Voici la liste des produits commandés : 

                               - La crème au physalis Delidea Bio 

                               - Le shampoing Benecos à l’abricot

                               - Le shampoing Hands On Veggies au chou kale 

                               - Le gel d’aloé vera Bioearth

                               - L’après-shampoing Officina Naturae 

    La marque Hands on Veggies pourrait tout à fait figurer dans la liste des marques de confiance présente à la fin de mon livre (14 Commandements Pour prendre Soin de ses Cheveux Naturellement, aux éditions Lanore) mais elle n’existait pas encore lors de sa sortie ! Ce sont des produits que vous pouvez acheter les yeux fermés.

Cela fait maintenant quatre jours que j’utilise la crème visage Delidea Bio, en complément du gel d’aloé vera, que j’applique le soir avant d’aller me coucher. Ma peau est pratiquement revenue à son état habituel ! Je pense intégrer cette crème à ma routine pour cet hiver, puisque je trouve tout simplement plaisant d’intégrer ce geste beauté à mes habitudes.

Je vais décrypter la composition de cette crème, en commençant par traduire les ingrédients. 

Ingrédients (INCI) : Aqua (Eau ) Helianthus Annus Seed Oil (Huile de tournesol) Citrus Aurantium Dulcis Flower Water (Eau florale de fleur d’oranger) Glycerin (Glycérine végétale) Cocos Nucifera Oil (Huile de coco)  Betain (Bétaïne, tensioactif, émulsifiant) Dodecane (Alcool) Theobroma Cacao  Seed Butter (Beurre de cacao) Cetearyl Olivate, Sorbitan Olivate (Émulsifiants naturels, huile d’olive estérifiée) Physalis Angulata Extract (Extrait de physalis) Buddleja Davidii (Butterfly Bush) Extract (Extrait d’arbre aux papillons), Caprylic/capric Triglyceride (émollient), Caesalpinia Spinosa Gum (Gomme Tara, agent filmogène naturel), Squalene (Ingrédient huileux issu d’huiles végétales), Beta-Sitosterol (phytostérol ayant des propriétés régénérantes), Tocopherol (Vitamine E, conservateur), Dehydroacetic Acid (Conservateur), Benzyl Alcohol (Composant présent dans certaines huiles essentielles, conservateur), Parfum (Fragrance) Limonene, Linalool (Composants naturels des huiles essentielles et du parfum).

     Cette crème a une composition tout à fait excellente. Aucun des ingrédients qu’elle contient n’est mauvais, et plus encore, la plupart ont individuellement des propriétés intéressantes pour la peau. Outre les huiles végétales, l’hydrolat et les divers émulsifiants naturels, elle contient du Beta-Sitosterol qui possède des qualités très intéressantes pour les cellules de la peau ; cet ingrédient a pour propriété d’aider à leur régénération. 

      D’un point de vue plus mystique, j’ai avant tout choisi cette crème non pas pour sa composition, fut-elle parfaite, mais pour son extrait de physalis, car j’aime énormément cette plante. La baie, cachée et protégée par une enveloppe fragile, lui donne un côté précieux, doux et enveloppant… De plus, cette plante réconfortante se trouve plus facilement en hiver, ce qui est parfait puisque c’est durant les temps les plus froids que je comptais en faire l’usage. Je considère que l’aspect symbolique des ingrédients compte tout autant - et si j’avais choisi instinctivement cette crème, ce n’est certainement pas sans raison ! 
Je constate qu’elle a une très bonne affinité avec ma peau. Je vous la recommande sans hésiter si comme moi vous avez une peau fine, qui a tendance à devenir légèrement grasse avec le froid. Je pense que chacun de nos gestes doit être pensé, et pour ma part, je ne me voyais pas intégrer sans y réfléchir un produit tel qu’une crème pour le visage, qui comporte une notion de rituélie : que ce soit dans l’heure ou dans la gestuelle, il y a une répétition, un acte de volonté ; en l’occurrence, la volonté de soigner, embellir sa peau. C’est presque un acte magique ! ;-) Après tout, on appelle bien cela un rituel de beauté !

Pensez aux produits que vous utilisez non pas en tant que simples mélanges d’ingrédients divers, mais en produits composés avec soin, de matières premières agissant en harmonie les unes avec les autres ; cela devient tout de suite plus intéressant. En tout cas, lorsque je fabrique mes propres cosmétiques (quand le temps me le permet), je pense avec soin chaque détail, même au niveau symbolique.


Et vous, quels soins utilisez-vous en ce moment ?

dimanche 3 décembre 2017

Des bougies Pomme d'Ambre pour les fêtes de Jól.

C’est aujourd’hui le second dimanche avant Jól ; il neige sur notre belle Auvergne, deux bougies sont allumées sur la couronne de l'avent… Et l’occasion est parfaite pour commencer la décoration.


Dans cette vidéo, je vous montre comment faire des bougies façon Pomme d'Ambre (aussi appelées Pomanders) pour les fêtes de Jól (terme norrois pour Yule). 

On peut ainsi faire de jolies choses avec les oranges que l'on vient de presser !

Matériel :

       - Des oranges 
       - Des clous de girofle 
       - De la cire d’abeille 
       - Du fil de lin

Si vous n’avez pas de mèche à bougie, vous pouvez utiliser du fil de lin, ou du fil de cuisine. Il suffit de couper de petites mèches d’environ 5 centimètres de long. Vous pouvez utiliser des granules de cire d’abeille, il vous en faudra alors environ deux cuillères à soupe par bougie. 

Tout ce qu’il faut savoir de plus est présenté dans le tutoriel en vidéo.

Vous pouvez aussi réaliser ces bougies avec des pamplemousses, pomelos, mandarines… 

Et vous, qu’avez-vous prévu pour les fêtes de Jól ? 

Avez-vous des idées de décoration ?