mercredi 23 août 2017

Comment je suis sortie (définitivement) de l'auto-destruction.

Aujourd'hui, je partage avec vous un sujet plus personnel, mais qui finalement touche énormément de femmes, et de jeunes femmes. Il s'agit du cercle vicieux de l'auto-destruction.




Haine de soi, dépression et auto-destruction sont des sujets intimement liés. Plus jeune, et jusqu'assez tard, j'étais moi-même enfermée dans ce cercle vicieux, cherchant inconsciemment à tomber toujours plus bas. Aujourd'hui, je peux dire que je suis totalement sortie de cela, je peux dire que "non je ne suis pas dépressive", "non je ne suis pas malheureuse". Je vais donc, dans cette vidéo, vous expliquer un peu mon cheminement et vous donner les conseils que j'ai appliqués sur moi-même pour sortir de cette sphère. 

J'aborde plusieurs sujets dans cette vidéo :

          Comment l'auto-destruction se manifeste, quels comportements sont auto-destructeurs et quels lauriers on cherche à obtenir à travers ces comportements néfastes. Car se détruire n'est pas qu'un moyen de souffrir, c'est aussi un moyen de chercher de l'attention.

      Comment je me suis libérée des douleurs physiques matérielles, et bien réelles, liées à un traumatisme et un mal-être psychologique. Aujourd'hui tous les problèmes physiques que j'avais se sont au pire amoindris au point d'être quasiment inexistants, au mieux totalement envolés.

          Comment je suis devenue calme et sereine et me suis libérée des crises d'angoisse, des phobies, et de divers problèmes de tristesse et de colère. Sensation d'étouffer, besoin d'accélération, tendance au drame, à l'hystérie... Tout cela est derrière moi.

Il s'agit d'un sujet personnel ; à ce titre, je vous livre mes clés personnelles, elles ne sont évidemment pas universelles et cette vidéo n'a en aucune manière la prétention de pouvoir aider tout le monde. Mes méthodes consistant à se faire violence, elles peuvent heurter au premier abord (destruction de l'égo, des acquis...) il est nécessaire de bien réfléchir et prendre du recul face à soi-même pour pouvoir avancer. Je précise encore qu'il s'agit de ma façon de procéder, qui ne sera pas forcément la vôtre, en tout cas pour moi cela a été radical.
Si cette vidéo vous aide et que vous vous reconnaissez alors j'en serais plus que ravie. Si vous connaissez une personne qui cherche à se détruire, vous pouvez lui envoyer cette vidéo ; je sais que c'est un sujet qui a été très important pour moi, et je sais à quel point il est difficile d'avoir la volonté d'en sortir.

J'ai hésité assez longtemps à aborder le sujet et à poster cette vidéo, mais l'auto destruction touche aujourd'hui tellement de femmes que je me sentais presque obligée d'en parler pour dire à toutes que :

                - Oui, on peut s'en sortir. Toujours. Une situation désespérée a une porte de sortie.
                - Non, une agression, une violence, même extrême, ne restera pas toute la vie à vous torturer.
                - Oui, on peut être heureuse, s'épanouir, devenir parfaitement sereine qu'importe ce qui nous arrive.


J'espère sincèrement que mon message positif sera perçu comme tel et pourra vous aider.

70 commentaires:

  1. Bonjour Émeline,
    Merci pour cette vidéo très touchante. J'ai reconnu mon "moi" d'il y a 5 ans, a 20 j'étais toujours dans la plainte et la souffrance. Aujourd'hui j'en suis sortie et je me sens réellement sereine et heureuse de façon permanente.
    Tes paroles ne peuvent donc que prendre du sens à travers ma propre expérience.
    C'est difficile de prendre la décision de sortir de ce cercle vicieux mais une fois fait, c'est une véritable renaissance.
    Merci d'avoir partager ton expérience de vie, toujours avec bienveillance et douceur. C'était comme d'habitude un plaisir de t'écouter.

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    1. Tout à fait, une renaissance ; et pas de retour possible à l'ancienne vie. :)

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  2. Coucou,
    Magnifique vidéo qui me touche beaucoup!
    J'ai vu deux fois une guérisseur pour effectuer une guérison sur plusieurs douleurs physiques que j'avaient. CEla m'a beaucoup aidé. Certains problèmes sont partis, et d'autres douleurs sont revenues, notamment les allergies alimentaires et respiratoires, problèmes intestinaux (diarrhées, constipation, maux de ventres). Je cherche un moyen de les éradiquer totalement. Pour cela je vais faire des séances d'hypnose à partir de la semaine prochaine, pour comprendre les causes de ses situations, et les faire disparaître. J'espère que cela marchera. J'y crois et je ferai tout pour en tout cas hihi. Merci pour tout. Tu es splendide et solaire. Depuis que j'ai vu la guérisseur, je me sens mieux mentalement, je commence à dire vraiment ce que je pense aux personnes quand des choses ne me plaisent pas. Je commence aussi à enfin dire Non, quand je n'ai pas envie de voir du monde, ou de faire des choses dont je n'ai pas envie. Je ne me force plus. Aussi, j'ai compris que j'étais hypersensible. (personnellement, je n'aime pas ce mot je dirais plutôt que j'ai une sensibilité très développée hihi). Je ressens les mauvaises énergies, je ne suis pas à l'aise et je suis vite épuisée si il y a trop de personnes autour de moi.
    Belle journée à toi.

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    1. J'aurais pu parler aussi de l'hypersensibilité car évidemment c'est plus facile lorsque l'on est hypersensible de tomber là dedans ! En tout cas c'est génial si le fait de voir un guérisseur t'aide à avancer !

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  3. Merci beaucoup pour ta vidéo, ça fait vraiment du bien <3

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    1. Merci ! Si je peux transmettre un peu de positif j'en suis ravie !

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  4. Merci Émeline ! J'espère enfin me sortir de ce cercle vicieux. Continue tes vidéos tu es fabuleuse, j'ai bien fais de continuer à te suivre depuis tes conseils capillaires jusqu'à maintenant, tout ce que tu partage est très enrichissant.

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  5. Bonjour Emeline,
    Je te remercie pour cette vidéo vraiment magnifique qui me fait réflechir et méditer une fois de plus sur ma vie d'il y a encore quelque temps.
    Je me reconnais dans tous ce que tu as dis ! J'ai toujours quelque chose dans ma santé qui ne vas pas, je crois que c'est lié aux différents traumatismes que j'ai subis ces 9 dernières années. Peut-être que la vraie réponse à tout ça c'est que c'est psychologique, j'y pense deja depuis un moment mais là, plus que jamais en regardant Ta vidéo.
    J'ai 20 ans, je sais qu'il y a pire que moi mais j'ai beaucoup souffert au cours de ces 4 dernières années surtout. Depuis quelque temps, je me suis détaché au plus que je pouvais de tous ce qu'il y avait de négatif autour de moi, et ça m'a deja beaucoup aidé' dans mon cheminement de reconstruction de moi meme. Petit à petit j'avance, j'étudie beaucoup la psychologie (d'ailleurs j'ai pleiiiiins de livres à conseiller si jamais ça intéresse quelqu'un) et ça m'aide aussi, à comprendre ce qui n'allait pas dans ma vie. Comprendre pourquoi parfois j'ai pris tel chemin aussi.

    Avec du recul je comprends ma souffrance, et je la vire de ma vie. Forcément, tout n'est pas tout rose tout les jours, Comme dans n'importe quelle vie (Sinon se serait trop simple et trop beau n'est ce pas?) mais de plus en plus je découvre une nouvelle vie, une nouvelle personnalité. Peut être la personne que je suis reeellement finalement !!

    Merci beaucou pour Ta vidéo, elle vas encore plus m'aider à avancer !

    Depuis quelques temps je découvre enfin ce qu'est le bonheur, et j'ai enfin envie de vivre !

    Des Bisous et félicitations à toi pour Ta reconstruction, je sais à quel point c'est dur et quel point il faut se faire violence pour parvenir à être heureuse, mais la récompense à la fin est majestueuse !

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    1. Tout à fait ! Le principe est de devenir soi-même. En enlevant toute la poussière et l'hystérie que l'on a brodé autour pour se faire une carapace, on retrouve le vrai soi ! ☺️

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  6. Woow ! Quel partage intéressant et utile ! Je ne suis pas concernée par ce sujet mais je connais des personnes qui sont/étaient dans ce cas, notamment ma sœur (qui aujourd'hui va très bien grâce à son nouveau conjoint qui l'a poussé vers le haut) en tant que proches, on ne peux qu’espérer que la personne prenne conscience de son plein grès que ce n'est pas des situations normales et qu'il faut agir et se prendre en main ! C'est très dur pour les proches de voir une personne s'auto-détruire et d'être impuissant. Au début on essayé de la convaincre à quitter les mauvaises personnes, mais après on la soutenait à se poser d'elle même des questions (du genre, tu es heureuse?...) Et je pense que ça a été un déclic. La frustration et la colère ne fonctionne pas, par contre la patience et le soutient sont les meilleurs alliés !

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    1. C'est clair que la colère et la frustration ne mènent nulle part (hormis vers toujours plus d'égo). C'est difficile pour les proches, c'est certain ! C'est aussi très difficile quand on est sorti de ça pour aider ceux qui en souffrent car on ne sait que trop bien que ce ne sont pas les autres qui nous feront entendre raison. J'espère que ta soeur montera la pente le plus vite possible ! ☺️

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    2. Je n'en doute pas ! C'est tellement complexe... ! Oui ma sœur c'est bon, c'est une histoire ancienne, enfaite cela fait des années (7 ans) que ça s'est produit. Maintenant, elle a un boulot, toujours son chéri au top, sa maison en construction, des chats, elle est calme et épanouie, il ne manque plus que je sois tatie ahah :)

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  7. Merci beaucoup pour cette vidéo, c'est vrai que ça fait un choc, mais c'est définitivement ce que j'ai besoin d'entendre. Je suis sur le chemin pour sortir de l'autodestruction, mais en t'écoutant, je me rends compte qu'il y a beaucoup de choses sur lesquelles je dois encore travailler.
    Par exemple je me définis toujours comme étant une personne "avec des gros problèmes de peau", car oui j'en ai eu à cause d'une pilule etc, mais ça va nettement mieux maintenant, et je ne peux pas m'empêcher de penser que si ces problèmes persistent encore un peu, c'est parce que je les ai intégrés à la personne que je suis.
    Je m'énerve encore beaucoup, même si j'ai enfin récemment mis le doigt sur l'origine de cette colère, je me rends compte que je me sers de cette "origine" (un évènement traumatisant) pour justifier mes actions du présent. Comme tu l'as dit dans ta vidéo, je me définis par quelque chose de très négatif et violent, et quand on s'en rend compte, c'est vrai que ça saute aux yeux à quel point ça n'est pas sain..
    Un grand merci donc, je vais essayer de m'employer à traduire tes mots, car mon copain est anglais et je pense qu'il trouvera tes explications très intéressantes!
    Bravo pour ce chemin parcouru, tu es un personne très inspirante :)

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    1. Cela demande un peu de temps de déconstruire l'image de "personne à problèmes" que l'on s'inflige tout seul mais si j'ai pu le faire tu y arriveras aussi c'est certain ! Merci pour ton commentaire, courage pour ton cheminement et ton évolution ; à te lire on sent bien que tu es sur la bonne voie !

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  8. Cette vidéo m'a énormément touchée! Car bien sûr, je m'y reconnais. Comme tu l'as si bien expliqué le plus dur c'est d'avoir envie de s'en sortir! Tu as raison sur le faite que ce soit confortable d'être en souffrance. . Moi, je souffre encore. Je ne suis pas encore sortie du cercle vicieux... Je prends conscience que peu à peu les problèmes viennent en faite d'une seule et unique personne, moi. Je suis quelqu'un de très timide et qui est gênée par la présence des autres car j'ai un sentiment d'infériorité envers autrui et je n'ai pas du tout confiance en moi. Comme tu l'as bien évoqué aussi il ne faut pas traiter les symptômes mais la cause! Moi j'ai un gros problème de peau(acné sévère depuis l’adolescence qui ne veut toujours pas partir...), je l'associe maintenant au faite que j'ai peur du regard des autres et du coup ces boutons sont là pour me faire baisser le regard et ils me forcent à me cacher. Un véritable cercle vicieux! Je suis aussi perfectionniste. Je suis extrêmement dur avec moi et je me rends compte à quel point c'est vraiment ridicule! Je vis à travers le regard des gens et j'ai complètement oublié de vivre... J'essaye de me 'forcer' à voir le positif mais j'avoue que beaucoup de pensées négatives traverses souvent mon esprit. Et je le vois bien que plus je pense 'mal' plus je suis 'mal'! La pensée négative amène le négatif comme on dit encore un cercle vicieux. Comme personne ne fait attention à ma souffrance j'ai développé une haine contre eux c'est complètement fou! Je pars aussi dans des crises d'hystérie pour montrer que je souffre et que tout simplement c'est juste mon ego et le besoin d'attention qui me font faire ça! Mais j'ai bien remarqué que c'était le contraire qui ce passait... Je ne suis pas encore sortie de la 'souffrance' certes, mais je ressens de plus en plus au fond de moi c'est envie d'être libre de ces chaines qui m'entourent et que je me suis moi-même crées au final... Merci pour cette vidéo qui m'a fait ouvrir les yeux!

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    1. Merci d'avoir pris le temps d'écrire ce commentaire ! Tu as mis le doigt sur ce qui n'allait pas, tu commences donc ton parcours de la bonne façon ; le tout est de persévérer !

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  9. Bonjour Émeline,
    Ta vidéo m'a beaucoup parlé, j'en ai même pleuré.
    Je ne m'étendrai pas sur mon cas, mais je trouve qu'elle arrive à un moment décisif de ma vie, ainsi que celle de mes proches, par extension.
    Merci à toi d'avoir pris le temps de nous poser ces humbles mots.
    Une question me taraude... Penses-tu qu'un entourage puisse contribuer à la sortie de l'auto-destruction d'une personne avec ce genre de témoignage? Je suppose que cette interrogation peut susciter le débat, car mes proches ont tendance à ne pas apprécier les comparaisons, même s'il s'agit d'attitudes réfléchies et positives. Je peine à leur faire entendre que le mal est rassurant et qu'il faut sortir de sa zone de confort...
    Je suis d'accord que nous sommes les auteurs de notre vie, mais il est parfois compliqué et peu possible de s'éloigner de certaines personnes (famille très proche).
    Je tenterai tout de même de partager un maximum ta vidéo.
    Encore merci,
    Éloïse.

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    1. Bonjour Éloïse,
      C'est en effet assez difficile d'influencer une personne qui s'auto-détruit. Mais c'est parfois plus efficace avec le témoignage d'un inconnu (c'est une des raisons pour lesquelles j'ai voulu faire cette vidéo). C'est parfois difficile (surtout si c'est la famille proche qui est destructrice) mais il faut s'affranchir de la morale et des conventions sociales pour avancer. Un proche destructeur n'est pas vraiment un proche !
      Je te souhaite un grand courage en tout cas, et de sortir de cela !

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  10. Bonjour Émeline,

    Merci pour cette vidéo qui me fait prendre conscience que je suis encore dans un cercle d'auto-destruction, c'est un travail de longue haleine mais j'y arriverai doucement. Merci, vraiment...
    Comme la demoiselle du haut, je suis dans une période où je me trouve "dégueulasse" car cernes violettes et rougeurs (tu l'as lu sur mon post, ça a dû te faire sourire "ironiquement" - Je me comprend), ça s'améliore car je bosse dessus mais ce problème est bien dû au climat actuel, je n'en ai aucun doute et franchement j'en ai marre...
    A bientôt !

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    1. Oh non loin de moi l'idée de sourire au mal-être !
      C'est super dur de dépasser ça, surtout au niveau physique (vu que c'est hyper facile et rapide à dissimuler, pourquoi s'embêter !)
      L'amélioration ira en augmentant, cela ne fait aucun doute, c'est déjà impressionnant par rapport aux anciennes vidéos que j'avais pu voir de toi !

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  11. Merci Emeline, cette vidéo m'a vraiment fait réfléchir (et va continuer de me faire réfléchir je pense)
    Je souffre de troubles alimentaires depuis plus de 15 ans (j'en ai 30 aujourd'hui) et j'ai envie de pleurer quand je me retourne et que je regarde ma vie.... un champ de ruines.... je ne sais pas comment m'en sortir aujourd'hui, j'ai vu tant de psychiatres, psychologues, médecins, psychanalystes, qui n'ont jamais rien pu faire pour moi et aujourd'hui je sens vraiment mon corps "me lâcher", j'ai très peur de mourir, j'ai peur le soir de faire un arrêt cardiaque et de ne jamais me réveiller, mais oui je suis piégée là-dedans, je ne vois pas d'issue sans ça, parce que "ça" me définit depuis tout ce temps, même ma famille s'est habituée à ma maigreur !
    Une phrase me reste en tête : "la souffrance est confortable", oui c'est vrai, c'est tout à fait vrai, même si au niveau où je suis rendue elle n'est vraiment plus que douleurs, mais c'est vrai aussi que guérir serait plus courageux mais bien plus dur aussi, et que je ne suis peut-être pas prête pour ça encore...? Peut-être que j'ai encore besoin de mes troubles, de mes béquilles...? Je ne sais pas ce que tu en penses mais j'aimerais beaucoup avoir ton avis dessus....
    Je suis vraiment dans le noir en ce moment et je ne cherche que la lumière, j'aimerais tellement aller mieux mais quand on s'est définit de cette manière depuis si longtemps, quand on se hait depuis si longtemps, quand on s'acharne sur soi depuis si longtemps, je ne sais pas quel geste faire, quel acte accomplir, pour déchirer ce cercle vicieux... Le vouloir oui, je le veux vraiment, mais....
    En tout cas merci, merci vraiment....
    Nina

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    1. Bonjour Nina, quelle détresse dans ce message... Tu soulignes quelque chose d'important quand tu dis "Ma famille est habituée à ma maigreur". J'ai connu une personne souffrant de troubles alimentaires qui, quand elle en est sortie, a entendu des "ah tiens tu manges pour une fois", "pour une fois tu fais des efforts", etc. Les proches sont parfois cruels et sans même s'en rendre compte nous enferment dans une certaine image. C'est pourquoi il est fondamental, vital, dans une telle démarche de n'écouter que soi jusqu'à la résolution du problème.

      Je te comprends pour les psy, j'en ai vu des vertes et des pas mûres avec eux...

      Tu peux, et tu vas, t'en sortir : il faut que tu creuses pour voir d'où vient la cause profonde de ces troubles, partir des plus vieilles racines de l'arbre pour cibler le problème qui te ronge et le chasser. Courage ! La prise de conscience est le premier pas.

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  12. Bonjour Emeline,
    Ta vidéo m'a laissée très circonspecte. Je ne me permettrai pas de remettre en question ton expérience, je respecte tes choix de vie, mais il me semble que tu tires pas mal de généralités erronées qui sont loin d'être aussi à contre-courant de la société que ce que tu aimerais le croire. J'ai eu du mal déjà à comprendre le lien de causalité que tu tires entre le fait de souffrir, de se plaindre, donc de causer "un sentiment d'impuissance" chez les autres, et ce que tu appelles "des félicitations". Je ne vois pas en quoi provoquer le désarroi des autres est un "encouragement". Je pense que là tu fais une généralité d'une expérience personnelle. Mais passons. Ce qui m'a vraiment mise mal à l'aise, c'est les propos que tu tiens sur les crises d'angoisse et ce que tu appelles les "crises d'hystérie" (je vais même pas relever le sexisme de cette formulation). D'après ce que j'ai compris, tu les compares à des épisodes dramatiques narcissiques visant à attirer l'attention sur toi. Mais alors franchement, si tu penses que cette idée est novatrice, je me marre. TOUT le monde pense ça. Surtout envers les femmes (alors l'expression "crise d'hystérie" venant de quelqu'un qui se dit conscient des pb de société, ça me fait doucement marrer tu voit). Un enfant ou une femme qui a une crise d'angoisse, dans notre société, c'est toujours considéré comme une exagération et une tentative immature d'attirer l'attention. (Le nombre de gamins autistes qui font des crises d'angoisses à cause de meltdowns et d'hyperstimulations et à qui les parents répondent d'arrêter de faire l'intéressant, c'est loin d'être des cas isolés). Donc à part renforcer des idées déjà fortement ancrées, ça n'a rien d'une "solution miracle pour arrêter de souffrir". J'ai du mal à comprendre comment tu peux croire que la majorité est à l'auto-apitoiement et à la pitié. Une personne dépressive qui fait part de ses difficultés rencontre rarement de la sollicitude, plutôt des "secoue-toi, tout le monde souffre" et des "tu manques de volonté, c'est tout"(ce que ladite personne s'est probablement déjà dit en culpabilisant, soit dit en passant). Je le redis, mais tu ne fais que recracher un discours déjà largement majoritaire.

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  13. Je prends la peine d'écrire ce commentaire parce que c'est honnêtement une des pires vidéos à regarder pour quelqu'un qui souffre vraiment de dépression et d'hyper-anxiété : ça ne fait qu'asséner des jugements négatifs et conforter une personne en souffrance dans l'idée que c'est de sa faute. Ensuite, ta solution miracle, et j'essaie de dire ça avec compassion, vraiment, mais qu'est-ce que c'est à part de l'auto-flagellation ? A part une nouvelle forme d'auto-destruction ? Tu soignes tes phobies par une autre phobie : la peur d'être ridicule, "hystérique". C'est ça le chemin de l'acceptation de soi et du bien-être ? Je demande sincèrement : es-tu sûre d'être sortie de l'auto-destruction, quand ton nouveau mode de fonctionnement c'est de mépriser et culpabiliser des parties de toi-même, ni plus ni moins ? "Pour moi, ce qui marche le plus, c'est un bon choc !" = ça ne fait que réitérer l'idéologie masochiste et 'performantiste' de notre société, où l'idéal est d'être "maître de soi" (et cet idéal aussi a des origines profondément sexistes et psychophobes) et on l'on rabâche des "quand on veux on peut" (soit la phrase probablement la plus entendue par les personnes atteintes de maladie mentale). J'espère vraiment que tu puisses te poser sincèrement la question du bien fondé de ton idéologie "fake it till you make it". Tu te forces, et tu glorifies ce violence contre toi-même et (je sais qu'en le disant je vais trop loin) honnêtement, ça se voit : tes sourires semblent forcés, contrains, faux. Tu es peut-être plus souriante que sur tes anciennes vidéos mais tes expressions ont l'air étudiées, artificielles, et ton intonation est toujours légèrement hautaine. Je crois que tu as en effet fait des efforts monstrueux pour te persuader de certaines choses, et je sais qu'il est malheureusement possible de vivre toute sa vie ainsi, en se forçant, en se persuadant d'être heureux, et parce que s'automanipuler pour se convaincre en permanence est épuisant, il est facile de croire que cet effort terrible est une victoire sur soi, une maîtrise de soi. Le chemin vers le bonheur n'est pas simple, là je suis parfaitement d'accord avec toi, et on peux en effet changer certaines choses en soi, mais c'est irénique de croire que ne pas penser que la volonté peut tout faire correspond à une idée majoritaire et à de l'auto-indulgence.

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    1. Bonjour,
      Je comprends ta réaction car ma méthode n'étant pas universelle, Je comprends bien sûr qu'elle puisse heurter !
      Je parle de ce qui a marché pour moi, comme je le dis dans l'article : chacun doit trouver sa voie ☺️
      Je comprends ton envie d'être vindicative et de réagir à chaud ; sur des sujets aussi sensibles c'est logique. J'aurais eu le même type de réaction je pense.
      Je suis navrée en tout cas si mes propos ont pu te heurter, sache en tout cas que je ne te tiens pas rigueur du ton de ton message, je pense que ta volonté n'était pas d'agresser gratuitement une inconnue. Je te préciserai juste que si mes sourires semblent forcés, c'est que cette vidéo était difficile à faire pour moi, et je ne voulais pas pour autant donner l'impression de faire la tête alors que ce n'était pas le cas ☺️
      Passe une très belle journée.

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  14. Merci pour cette vidéo qui m'a ému, touché et réveillé.
    Pourquoi dis-tu que nous avons pour model des femmes qui souffrent ?

    Merci pour tout Emeline, tu es vraiment très belle !

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    1. Je fais allusion aux personnages féminins dans les films (dramatiques et théatraux), aux modèles photo et aux mannequins mis en avant (la difficulté de ce milieu n'est plus à prouver). Mais aussi aux vidéos tristement mises en avant par youtube (story time, voyeurisme, souffrance visible...) ☺️ Un peu tout ce qui concerne les femmes. Merci pour ton commentaire ☺️

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  15. Coucou, alors moi je ne me sent pas spécialement concernés même si je reconnais que j'ai certainement eu ce comportement pendant mon adolescence. Je suis de nature positive. Et je te trouve très courageuse de parler de ce sujet qui je suis sûre aidera beaucoup de personnes. Tout les jours dans mon travail je croise des personnes dans ce cercle vicieux et de tout âge. Je crois vraiment effectivement que des souffrances physique peuvent être psychologique. Sa me fait penser à mon accouchement :-) Dans ma tête je livrais une bataille avec les contractions et malgré les contractions dans le bas du dos qui me prenait jusque dans les genoux, les sages femme était limite choqués de me voir si calme (je ne voulais pas de péri). Le psychologique est très fort. Et je pense que d'arriver à reconnaître que le problème ne vient pas des autres est un pas énorme et pas facile à faire. Je te suivait un peu sur ton ancien blog et c'est vrai que je te trouve très épanouie ici, le faite d'être devenue maman y est aussi surement pour quelques chose mais je suis contente pour toi même si on ne se connait pas. En tout cas bravo :-)

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    1. Oh merci pour ce commentaire adorable ☺️ Oui le fait d'être devenue maman y est pour beaucoup. J'ai compris toute la sacralité du Féminin pendant la grossesse et l'accouchement, cela a grandement changé ma perception des choses ! ☺️

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  16. Bonjour Émine,
    Merci pour cette vidéo très personnelle, très touchante et je me doute, pas facile à faire.
    Ta vidéo m'a fait beaucoup de bien car je tente de sortir de l'auto destruction, d'être un "nouveau" moi. Tu as dit des choses qui m'ont fait énormément de bien et qui me motive d'autant plus.
    Merci beaucoup,
    Laura

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    1. Je te souhaite beaucoup de courage dans ta démarche de libération du nouveau, et surtout du vrai toi ! Rien n'est impossible ☺️

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    2. Merci Émeline ! Tu me donnes espoir. Tu es unique et tu partages avec nous tes réflexions, ta démarche et c'est très touchant que tu prennes du temps pour nous. Merci.

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    3. Merci Julie ! J'essaye de faire de mon mieux ☺️

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  17. Bonjour Émeline,

    Voilà une excellente vidéo qui tombe à pique. Je la prends en fait comme une piste de réflexion. Je souffre d'une pathologie mentale depuis mon enfance et je côtoie plusieurs personnes de problèmes divers que j'ai rencontré dans le milieu psychiatrique.

    Il y a des points sur lesquels je suis absolument d'accord avec toi (comme l'identification à la maladie, au confort apporté par la souffrance, ...) et d'autres sur lesquels le doute plane encore. J'ai hâte de pouvoir me poser pour y réfléchir d'avantage, de pouvoir essayer de nuancer, car comme tu l'évoques, chaque cas est différent.

    Ma conclusion actuelle est que certaines pathologies mentales ont des causes neurologiques incontrôlables et qu'elles nécessitent un suivi psychiatrique, éventuellement médicamenteux (chose pour laquelle je n'étais pas du tout d'accord il y a encore quelques mois de ça). Cependant, le cerveau est "plastique" et avec beaucoup de travail, de force et de patience, on peut finir par lui faire reprendre un fonctionnement normal. Comme je disais au psychiatre et il est d'accord avec moi : "les médicaments sont une béquille, mais c'est nous qui devons avancer". J'ai finalement pris conscience de ma passivité et qu'on était acteur de notre propre vie, auteur de notre histoire. Mais tout le monde peut-il y arriver ? Je n'en suis pas absolument certaine. En fait je ne dissocie pas complètement le physique du psychologique même si je sais que la psychologie a des effets indéniables sur le corps.

    Mes mots du moment sont : "il faut garder espoir, car rien n'est impossible". Je me bats, et j'espère que cette bataille pourra bientôt prendre fin pour laisser place à l'apaisement et la reconstruction, tout ceci est tellement fatiguant. Avons-nous tous la force d'aller jusqu'au bout ? C'est la question que je me pose, comme je l'écrivais plus haut.

    J'espère pouvoir revenir dans quelques mois et commenter, ici, que tous mes problèmes se sont envolés et que j'ai trouvé la paix intérieure ^^ ainsi qu'un travail. Ce sont mes objectifs, je ne dois pas les perdre de vue. Car quelque part, la volonté c'est un peu une voiture, mais un itinéraire n'est rien sans destination :)

    Je te suis depuis longtemps, je t'admire beaucoup. Tu as fait un incroyable parcours, on voit bien une différence entre tes premières vidéos et les plus récentes, depuis que tu es de retour, finalement. On sent qu'il y a eu du changement et je suis ravie que tu nous ai partagé ton expérience !

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    1. Merci Andréa pour ce commentaire plein d'espoir et d'optimisme ! Comme tu dis, le cerveau est plastique, malléable ; tout du moins peut-on parvenir à en faire ce que bon nous semble. Si j'y suis arrivée, vraiment, je pense que tout le monde le peut (tu as visiblement une volonté de fer : il ne te sera rien d'impossible) !

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  18. Merci pour cette vidéo très intéressante Emeline et surtout, je crois, essentielle.
    Etant hypersensible avec un haut potentiel intellectuel (je ne le précise jamais puisque l'on fait rarement un rapprochement évident entre ces deux termes), je me reconnais dans tes dires et j'ai déjà conscience de tout ce que je fais qui me pousse à souffrir depuis toujours (cet engrenage peut se présenter depuis l'enfance). Je lutte, je chute, je me relève...
    Avoir besoin d'extrême pour se se sentir vivre, chercher de l'attention dans tout et tout le monde... C'est le pire pour moi. Mais ce qui me retient dans ce monde (les idées noires découlent avec l'auto destruction) c'est ma foi en tous les possibles.
    Et tu as raison, les autres ne sont responsables de notre malheur (et même du bonheur), du moins nous sommes responsables de ce que nous comprenons, percevons... Les autres ne sont que des éléments déclencheurs si je peux dire.

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    1. Des éléments déclencheurs et parfois perturbateurs ! Ta foi te retient ; voilà d'excellentes paroles. La foi en quelque chose est une aide merveilleuse. On peut se concentrer ainsi sur des objectifs et, comme tu le dis, des possibles. Je te souhaite un beau chemin vers la sérénité !

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  19. C'est marrant, hier une amie m'a justement dit "Tu n'es pas ta maladie" et ce matin je vois ta vidéo. Cela fait écho a beaucoup de choses en moi, et je ne suis pas choquée car au fond, je le sais que c'est a moi de faire le travail et de me botter le cul. Le fait que tu dises que ce genre de cercle vicieux concerne souvent les personnes qualifiées de HP me parle aussi, car je n'avais jamais envisagé les choses sous cet angle là.
    J'ai eu une periode depressive assez sombre et je vis depuis dans la peur d'y retomber. Et comme actuellement, je me retrouve dans une situation difficile, j'ai l'impression de faire ma vie "dans le cas ou ca me remet en depression".

    Mon message est confus. Mais dans le fond, ce que je voulais dire c'est merci pour ta vidéo. Tu es plus avancée que moi sur le chemin de l'acceptation, et c'est vraiment bien que tu fasse ce genre de vidéos.

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    1. Merci Serafina pour ton message. Il est très important, dans ta situation, que tu ne prennes pas comme une évidence le fait de retomber. La peur que tu as te sera utile pour que ce ne soit pas le cas. Jour après jour, dis toi que cette journée là sera un peu mieux qu'hier ; et très souvent cela s'avère vrai. Je faisais ça au début et cette gymnastique me permettait de relativiser divers événements. Un grand courage !

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  20. Hello Emeline,
    Merci pour ta vidéo qui invite beaucoup à la réflexion. Je me pose des questions: j'ai été diagnostiquée avec un trouble de l'anxiété généralisé avec des tendances au trouble panique il y a peu de temps. Et voilà, aujourd'hui je vais beaucoup mieux, mais il me faut une aide médicamenteuse encore aujourd'hui que je vais arrêter bientôt.
    Ce que je me demande, c'est si le mieux-être n'est qu'une question de volonté. Je suis d'accord sur le fait que l'auto-victimisation peut contribuer énormément à renforcer le mal-être et les angoisses, je me suis d'ailleurs rendu compte qu'une partie de mes souffrances venait de cette mauvaise habitude. Mais certaines personnes, dont le mal être est psychologique peuvent avoir tout simplement un dérèglement neurologique (des hormones du stress, sérotonine dans mon cas) qui ne peut être réparé sans une aide chimique. Je me pose vraiment la question: est-ce que certains mal-êtres partent seulement d'un conditionnement qui peut être déconstruit?

    Je n'ai pas l'habitude de commenter sur un blog, mais je veux simplement témoigner pour aider les personnes qui pourraient potentiellement culpabiliser d'aller toujours mal malgré de gros coups de volonté.

    Moi de mon côté, une solution que j'ai trouvée et qui marche bien, c'est de rire de tout cela. L'humour. Les gros coups et chocs ne fonctionnent pas, ça me fait encore plus stresser. Ridiculiser oui, comme tu l'as dit, mais pour dédramatiser mes inquiétudes et me rappeler que je suis humaine et que c'est normal d'avoir peur. Cela me permet de mettre cela à distance et de prendre le temps de la réflexion, de choisir si je me mets à angoisser ou pas. Rire de soi avec bienveillance. Et des mantras, des devises affectueuses.

    Merci en tout cas de ta vidéo qui permet une remise en question saine :)
    Je ne veux aucunement nier tes propos, mais cela ouvrir une réflexion un peu alternative!



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    1. Merci Paula pour ton commentaire ! En fait, tu fais un peu comme moi : la technique du "ridiculus" pour faire partir l'épouvantard. Chacun sa méthode, du moment que cela fonctionne ; ce n'est bien sûr jamais universel !

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  21. Bonjour, déjà je suis très heureuse de te retrouver sur youtube et ton blog. Tu as tellement à apporter. J'ai pas vraiment vécu la même chose puisqu'au contraire j'ai toujours voulu montrer ma force (de caractère, en sport, en colère etc...). Pourtant à 19 ans j'ai été avec qqn de violent et j'ai subit beaucoup d'agressions et de traumatismes de sa part. Pourtant j'idéalisais parfois cette période ou je n'étais que gentille, serviable, douce, pardonneuse. Parce que c'est vrai : c'est plus simple d'être la bonne personne quand qqn te fait souffrir, contraste avec sa violence, c'est plus simple que d'être libre et contrôler son caractère. On s'enferme dans un rôle de martyr comme tu dis, j'ai compris ça à l'instant avec ta vidéo. Par contre je ne considère pas ce qui est arrivé comme étant de ma faute...en tout cas maintenant je suis avec quelqu'un de génial et très heureuse. Je crois que ta vidéo m'aurait beaucoup aidée à une époque, c'est vraiment bien que tu l'ai faite. Courage à toi en tout cas et à toutes les femmes pour le nombre d'agression qu'on est amenées à subir dans notre vie...

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    1. Tout à fait : avec un conjoint violent, on s'enferme dans la facilité : on est gentille, douce, serviable (mais ce n'est jamais assez). Sauf que cela ne fonctionne pas et c'est difficile de s'en rendre compte ! On est tellement "discrète" et inexistante que l'on ne se pose aucune question. Un cercle très vicieux, quelle libération quand on en sort :)

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  22. Merci d'avoir partagé ton expérience. En ce qui me concerne j'ai toujours eu du mal à me sortir moi-même de ce genre de comportement, en tout apprendre m'a pris beaucoup de temps. Dans ta vidéo tu exprimes des choses que j'avais un peu de mal à nommer, et nommer un comportement ou un problème est déjà un gros pas en avant. Enfin cela va beaucoup mieux aujourd'hui ! Je t'écris surtout pour rebondir sur les "chocs" dont tu parles à la fin de ta vidéo. Dans mon cas j'ai toujours été impressionnée de voir de quelle manière la vie était bien faite, et m'envoyait de gros coups de pied aux fesses quand j'en avais besoin. Cela s'est exprimé par des expériences extrêmement difficiles, mais toujours nécessaires et en lien avec le problème du moment. Comme une maman louve/ourse ou je ne sais quel animal sauvage qui serait là pour me secouer, quitte à être très dure, pour m'apprendre le danger jusqu'à ce que je sois un peu plus apte à le faire moi-même.

    En tout cas tu as l'air bien sur tes vidéos, cela fait plaisir de te voir de retour et merci encore de partager tes expériences !

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  23. Bonjour Emeline,

    Merci pour cette vidéo, ça n'a pas dû être évident d'aborder un sujet aussi personnel et sombre. J'apprécie ton approche que je qualifierai de "réaliste", c'est-à-dire sans solution "magique", ni prétendre qu'il est facile de s'épanouir et travailler sur soi. Tu places une saine distance par rapport à tout ce qui nous parait tellement grave, profond et terrible. Je trouve cette approche saine, je vais tâcher d'en faire de même, de relativiser et me distancer de ce qui me parait si dramatique.

    C'est vrai qu'on finit par trouver normal qu'une vie humaine doive être intense (négativement), douloureuse, empreinte de souffrances incessantes. Il y a même l'idée ancrée que ce serait notre état naturel... On peut la cautionner ou non.

    Je ne pense pas avoir déjà entendu quelqu'un valider ou encourager mes tendances dépressives, négatives, mes phobies et angoisses... Mais peut-être est-ce insidieux, inconscient, ou que l'on ne s'en rend pas compte parce que les autres ne valident qu'un trait destructeur à la fois ?

    Je te rejoins totalement sur le fait que nous soyons responsables de nos choix. C'est quelque chose dont j'ai pris conscience assez tardivement. Il m'a fallu du temps pour admettre que je permettais aux autres de continuer à m'atteindre et influencer ma vie, à cause notamment du harcèlement scolaire que j'ai connu. J'ai réalisé que j'avais peur des autres, je redoutais toujours qu'ils me fassent du mal ou me rejettent, et à vrai dire cela s'est souvent réalisé... Effectivement, ça fait mal à l'ego de prendre conscience de sa part de responsabilité, mais c'est un mal pour un bien.

    Comme tu dis, il faut lire entre les lignes, réfléchir et faire son propre chemin, de toute façon. On peut s'inspirer des autres, puiser un souffle de positivité, mais le reste nous appartient. Ce sont nos efforts, nos choix, notre vie. :)

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    1. Merci Cécilia pour ton message. En effet on ne se rend pas forcément compte de cette validation, parce qu'elle prend plutôt la forme d'un "ma pauvre, c'est terrible"...
      Voilà, tout à fait : il faut faire son propre chemin. Ma vidéo est un simple témoignage pouvant donner des pistes, éventuellement, à certaines qui auraient besoin du même genre de méthode pour s'en sortir.

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  24. Merci pour cette belle vidéo, un partage d'expérience émouvant et qui permet de continuer la réflexion pour sortir de ce cercle :)
    Juste une chose : je commence à me poser des questions sur la transmission de certaines valeurs à un enfant. Est-ce que le mal-être peut jouer sur son comportement, est ce que je peux lui transmettre une vision positive de la vie alors que je ne la vois pas moi-même de manière constante et positive ? Comment ça s'est passé pour toi ?

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    1. Personnellement je fais surtout attention aux "angoisses" transgénérationnelles. Je coupe le fil de problèmes susceptibles de se transmettre. La vie n'est pas constamment positive, il faut juste changer sa manière d'appréhender l'épreuve !

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  25. Coucou Emeline !
    Rho comme ta vidéo passe un message fort qui raisonne spécifiquement pour moi. Comment puis je faire pour te joindre en privé ? Belle journée ! Sirène Bio

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    1. Bonjour Sirène Bio ! ^-^ tu peux me laisser ton email en commentaire (je ne le publie pas) et je te contacterai comme cela :)

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  26. C'est très intéressant. Je ne dirais pas que je suis dans l'auto-destruction, mais je confirme que le corps traduit en souffrance réelles certaines peurs. Par exemple, j'ai commencé à avoir beaucoup d'aphtes, mais vraiment beaucoup, au début de mon adolescence. En même temps que je ne supportais plus mon corps, je me mettais à avoir des aphtes après avoir mangé... J'étais, je pense, effrayée de prendre du poids, et je m' "inventais" des allergies à la nourriture, qui se traduisaient par des aphtes... J'ai réalisé ça avec ma psy, pareil pour les douleurs au dos, et au moment où je l'ai compris les aphtes ont disparus et j'ai eu soudain bien moins mal au dos...

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    1. Oui ça peut vite devenir très pénible ! C'est très bien d'avoir pu détecter le problème grâce à une psy ! :)

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  27. bravo pour ta video emeline, je suis passé par ce stade là je suis quelqu'un d'hypersensible et j'ai subi des traumatismes psychologique et physique dans mon enfance et mon adolescence ce qui a provoqué chez moi des angoisses et une maladie chronique et invalidante (fibromyalgie) depuis ma sortie d'hospitalisation pour ma maladie j'ai pris du recul sur certaine choses et je me suis interrogé et je me suis recentré sur ce qui essentielle dans ma vie (ma faille mes enfants mon mari) c'est un chemin long et difficile mais je lutte il faut que je reprenne confiance en moi ... en tout cas merci ;)

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    1. Tu es sur la bonne voie ! Merci pour ton témoignage :)

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  28. Bonjour Emeline,

    Je suis contente de te retrouver ici (je suis une ancienne lectrice de ton précédent blog).

    Ce que tu dis dans cette vidéo trouve une résonance particulière dans ma vie en ce moment. Pour ma part, j'ai compris très récemment que souvent, la souffrance, le mal-être sert aussi à nous connecter aux autres (en absorbant leurs peurs, par exemple). L'humain étant sociable, il a besoin de se reconnaitre et de se sentir validé par ses pairs et il est facile de tomber là dedans, pour peu qu'on soit un peu sensible, dans une empathie extrême/mal ajustée... Le piège est encore plus "efficace" quand il s'agit d'adultes proches d'un enfant qui veut se sentir reconnu, comme étant 'affilié à'... et qui adopte à son tour des comportements pathologiques par mimétisme. Il est bon de faire le ménage de ses angoisses parfois en se demandant "est-ce bien à moi, cette peur?" ;-)

    Et je te rejoins tout à fait la question de l'ego et de l'identification à la souffrance; j'ai lu ça chez Eckhart Tolle et j'ai trouvé ça très juste. Les émotions peuvent faire peur, être si violentes qu'elles nous déstabilisent, mais nous ne sommes pas nos pensées. Nous ne sommes pas non plus nos comportements, nos habitudes, nos angoisses, même s'il est très tentant de s'affiler à un groupe et de considérer cet état transitoire comme un élément fondamental de notre personne ("je suis angoissé/je suis borderline/je suis phobique/je suis ...". C'est très rassurant, de se coller des étiquettes, même lorsque ces mêmes étiquettes nous grattent et nous empêchent de vivre plus librement.

    Ce qui m'aide en ce moment c'est de me dire "est-ce que je suis obligée de réagir de cette façon?" quand je vois une situation A qui, habituellement aurait provoqué une réaction B. Pour ma part, j'essaie de ne pas me traiter avec mépris (ça a marché pour toi, on dirait!) parce que justement, j'ai toujours fait ça, et ça n'a jamais fonctionné. Si on veut des résultats différents, il faut essayer une méthode différente! Et jusque-là, y a du mieux.

    Je te souhaite une belle continuation! Et bon courage aussi à toutes celles et ceux qui essaient de devenir des personnes plus vivables pour elles/eux et pour les autres!

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    1. Merci beaucoup pour ton commentaire. Je te rejoins tout à fait sur les étiquettes ; en plus de celles que les autres essaient de nous coller (je me souviens de l'infirmière scolaire qui, à cause de ma morphologie de l'époque, essayait de me convaincre que j'étais anorexique à chaque fois qu'elle me croisait (!!)) on s'en colle encore plus facilement nous mêmes. C'est confortable et rassurant d'avoir l'impression de savoir ce que l'on est comme un vulgaire puzzle que l'on remplit aléatoirement !
      Si le mépris ne marche pas pour toi, tu as tout à fait raison de l'éviter ! Merci pour ta réaction, je suis contente de voir que même si les méthodes sont différentes on peut s'exprimer en toute sérénité ! ^^

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  29. Salut Emeline, je suis tombée sur ta video dans les recommandations. Merci. J'ai 21 ans ça fait genre 1 an ou plus que je commence a avoir de plus en plus de comportements destructeurs. J'ai des phases ou je m'en rends compte et je m'empêche de recommencer mais la ça fait quelques mois que je suis retombée dedans si je puis dire. Tu m'as fait prendre conscience d'autres choses qui vont m'aider a avancer et je te remercie d'avoir partager ton histoire. <3

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    1. C'est souvent par phase, en effet, tout comme la dépression ; tu vas voir, petit à petit, cela s'espacera et disparaîtra. Les rechutes sont possibles au début mais quand c'est vraiment parti, c'est définitif. Tout comme il est possible de passer d'un paquet de cigarette par jour à "non fumeur" ^^

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  30. Bonjour ma belle, lis bien ce commentaire jusqu'au bout stp .. Ecoute je déteste ce genre de vidéos car tu es très juste, trop juste je me sens toute petite et j'ai l'impression d'être moulée comme toutes les autres, alors oui je vois très bien le problème dont il est question et j'ai l'impression que tu parles de moi. Ta vidéo m'a faite glisser vers un mouvement auto-destructeur et ensuite je me suis rendue compte que je n'en avais pas besoins. Je m'inscrit à ta chaine (youtube était en mode auto) car j'aime énormément les sujets traités et je te trouve géniale, merci.

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    1. Merci à toi ! Tu n'es pas moulée "comme les autres" (personne n'est partie d'un tout uniforme) et au moins, tu as eu une prise de conscience, ce qui est super :)

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  31. Je suis en pleins dedans et d’ailleurs je déménage radicalement de vie avec mon conjoint et mes enfants car nous avons des gens toxiques autour de nous ... qui entretiennent justement cette tendance à l'autodestruction, mutilation physique et mentale que j'ai ...

    J'ai longtemps eus cette tendance à dire "vous m'aimez pas ? Ah bon je suis un déchets avec des soucis psychologiques ? Ah vous allez voir un peu ce que c'est quand je suis vraiment une déglinguée irréaliste. Et puis je vous emmerde tous".

    C'était ma protection mais maintenant avec des enfants ça ne me suffit plus ... et de toute façon même seul ce n'est pas constructif, c'est de la violence.


    J'ai fais le même constat sur moi même avec mes problèmes de santé qui me sont arrivés l'an dernier. Borderline, anorexie ... et j'ai dit stop c'est un cercle vicieux. A un moment il faut cassé la boucle et chez moi c'est carrément un schéma famillial (pas mal de soucis psy) je pense que non c'est pas qu'une question de génétiques (contrairement à ce qu'on me balance souvent). C'est comme le karma, je suis peut être là pour ça ... pour casser cette boucles familial et extraire mes enfants de ce système. S'occuper de moi déjà c'est les préservés, si je les préserves je préserves aussi leur futurs enfants et ainsi de suite. Plus que un cycle infernal de vie personnel ça en devient spirituel. (enfin je vais loin je sais pardon je m'égare)

    Je suis en pleins déménagement, je fais ma mue et je me fais violence car en effet cet étiquette HP, Borderline etc ... a peut être mit des mots sur ma souffrance sur l'instant T certe.

    Mais elle entretient une fatalité en soit, elle limite les gens spirituellement et même affectivement.

    Mon psychiatre m'a un peu fait comprendre que les personnes résilientes étaient les rares à s'être fait violence justement et avoir comprit cette boucles.

    Oui un passé difficile entraînes des conséquences lourdes adultes mais ça ne casse pas une vie. Puis certe j'ai pas choisie où je suis née (ou peut être bien que si, c'est une épreuve que je me suis mise avant de venir qui sait ...) mais je peut choisir par contre de qui je m'entoure, éliminer ces gens qu'on m'a imposé et qui ont entraîné dans cette boucle. Remise en question totale, j'ai aucune haine envers mes parents car ils ont fait comme ils ont pus. J'apprends aussi à ME pardonner parce la dévalorisation personnelle et mon pire ennemis et j'ai le droit de m'aimer.
    Quand à ceux qui ne m'aime pas et bien tant pi ... c'est plus triste pour eus. Je peux parfois donner un message pour aider mais je peux pas être un déclic et j'ai assez à m'occuper avec moi même (j'avais aussi tendance à vouloir sauver le monde avant moi même)

    Alors voilà c'est vrai pour le coup j'ai fais un changement de région en 1 semaine, c'est un peu fou. Mais c'est nécessaire. J'en avais assez de me dire "je veux être dans une région verte, calme, boisée, des lacs, la paix, mon jardin ... je suis dans le sud j'aime pas ça ... mais mes parents sont là".

    Et bien non aujourd'hui je dis plutôt "je pense à nous, ce n'est pas un rêve impossible et j'ai le droit de partir. Je ne "voudrais plus" c'est "je veux, j'aurais et nous seront heureux."

    Heureusement j'ai un conjoint dans ce même mouvement ! =)

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    1. Merci Liloë pour ton témoignage. Tu as raison, s'enfermer dans un lieu qui nous rend malheureux pour des raisons "sociales" ne sert à rien. On vit avant tout pour soi... Ou pour ses enfants quand on est maman :) tu dois respirer en campagne !! Courage, tu arriveras à souffler et à te détacher de tout cela !

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  32. Bonjour

    pas de hasard si je suis tombée sur ta vidéo hier soir... auto destruction le mot résonne et je me reconnais dans les schémas que tu expliques et malheureusement dans l'expérience que tu as vécue

    j'espère être sur la bonne voie car OUI CA SUFFIT!
    Je veux être heureuse!!

    un grand merci en tout cas de t'etre trouvée sur ma route

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    1. Merci Isabelle, je te souhaite d'avoir un beau cheminement vers la guérison !

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  33. Magnifique témoignage ! Je pense tellement pareille et je commence a me reconstruire petit à petit :)

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    1. C'est long et progressif mais le jeu en vaut la chandelle !

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  34. Chère Emeline,

    Je tenais à te remercier pour cette vidéo tellement claire, instructive et inspirante. Je te suis depuis des années, et je voulais te dire que ton évolution est un vrai bonheur et un exemple à suivre. Merci de le partager avec ta communauté. :)

    Le thème de l'auto-destruction est traité avec tant de justesse dans ta vidéo. Je me reconnais complètement dans le fait de s'"identifier" à ses problèmes et de "broder sa personnalité" autour de traumatismes vécus... C'est l'histoire de ma vie ! Tu as bien raison quand tu dis que le chemin le plus facile est finalement de reproduire des schémas tristement familiers, et que le chemin du bonheur demande un réel effort et une volonté de changer son comportement.

    Ayant vécu une enfance difficile et étant issue d'une famille dysfonctionnelle, je suis en rétablissement depuis plusieurs années. Je suis assez contente du chemin parcouru, mais il m'en reste encore tant à faire. Le chemin est si long... Récemment, j'ai rechuté et expérimenté encore des relations abusives dont je suis sortie meurtrie. Mais j'y ai aussi appris et compris de nouvelles choses. Même si tes mots pourraient heurter la sensibilité de certaines personnes, moi je les trouve justes. Il est vrai qu'on peut se complaire dans la souffrance, même si ce qu'on éprouve est effectivement très douloureux. Dans ma dernière relation, j'ai pu observer à quel point j'étais habituée à la maltraitance, à quel point je pouvais l'attirer et m'en accommoder, persuadée de ne pas valoir mieux. Aujourd'hui, je voudrais retrouver une bonne estime de moi. Il faut vraiment choisir de prendre une autre direction. J'ai la sensation que pour y arriver, il faut abandonner une personne que j'ai cru être, puis remonter le temps et retrouver l'enfant que j'étais avant de porter le masque de la victime et de l'éternelle fille à problèmes, ou quelque chose comme ça ?

    Si tu as l'envie et le contenu pour proposer d'autres vidéos liées à ce genre de thématiques, j'en serais très heureuse, car ta vidéo m'aide énormément et m'est précieuse.

    P.S : L'idée de tourner les crises d'angoisse en ridicule est géniale et m'aide beaucoup !

    Je te souhaite plein de bonnes choses pour toi et ta famille, et merci pour ta générosité :)

    Marilou

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    1. Merci Marilou pour ton message !!
      Il est en effet nécessaire de remonter un peu le temps avant la création du personnage, ne serait-ce que pour observer la progression du mal-être au fil des années.

      Le plus compliqué c'est de trouver la relation idéale pour ne pas retomber dans le schéma devenu habituel. Avec l'expérience j'ai constaté que plus la personne nous ressemblait (ou plutot ressemble a notre "moi" idéal) et mieux cela fonctionnait.

      J'ai prévu d'autres vidéos sur la même thématique, c'est un peu long à écrire car il faut synthétiser et pour ce genre de sujet c'est parfois compliqué. Mais cela viendra bientôt ☺️

      Bon cheminement à toi !

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